Les oiseaux migrateurs et les différents modes de chasse dans le Sud-Ouest, principalement en Lot et Garonne

Nous parlons dans ce petit traité  de la description, des mœurs et de la chasse de certaines espèces d’oiseaux migrateurs. Certains lecteurs  connaîtrons ces oiseaux et la pratiques de leur chasse ; d’autres les découvrirons.

Certains reprocheront d’avoir parlé de chasse mais on peut être pour ou contre et les arguments des uns et des autres ne manqueront pas.

Nous parlons de ce qui existe ou qui a existé, nous n’entrerons dans  aucune polémique sur ce sujet.

 

Le pigeon ramier (Columba palumbus)

Son plumage est gris-bleu, le bout de ses ailes blanc. La tache blanche autour  du cou  n’apparaît que sur les sujets adultes.

Elle se nourrit de graines, de glands et baies, en hiver de lierre terrestre et autres plantes.

Elles nichent dans les arbres et buissons à des hauteurs variables et pondent en moyenne deux œufs blanc  brillant et rond aux deux bouts.

C’est un oiseau que l’on voit  chez nous entre le 10 octobre et le 13 novembre. La journée il poursuit sa migration vers l’Espagne, la nuit il se pose dans les bois de feuillus ou dans les grandes étendues de maïs.

1 – On la chasse de plusieurs façons :

-Au tir posé ou  tir au vol

Le tir posé se fait  à l’aide d’appelants et surtout en palombières

Le tir au vol peut avoir lieu n’importe où mais il est généralement pratiqué à l’attente, proche des grandes étendues de maïs et dans ce cas nul besoin d’appelant. Les cols de montagne sont des endroits de prédilection pour les chasseurs au tir, hautes Pyrénées, col du Soulor, et de Spandelle, Dans les Pyrénées –Atlantiques cette chasse est très répandue dans de nombreux cols.

-Aux filets horizontaux ou pantes se pratique généralement en palombière et nécessite d’appelants ou appeaux.

-Aux filets verticaux ou Pantières qui  n’existent que dans les Pyrénées atlantiques, c’est une chasse ancestrale.

 

Les tourterelles

1 - La tourterelle des bois

Dos brun tacheté de noir, tête et cou gris, dessous beige-rosé et ventre blanc.

Elle se nourrit de plantes et de graine d’herbes.

Elle construit sont nid dans les arbres ou dans un fourré épais et pond 2 œufs d’un blanc brillant.

 

2 - La chasse à la tourterelle des bois

Elle se chasse aujourd’hui généralement au tir, autrefois les chasseurs préféraient les chasser à poste fixe

Le tir au vol a été et est toujours polémique dans le département de la Gironde car cette chasse se pratique durant le mois de mai au retour des tourterelles. Pratique depuis un  pylône, on la rencontre principalement dans la région du Médoc.

Dans le pays basque cette chasse était pratiquée à l’aide filets horizontaux.

 

3 - Menaces et conservation

La prédation par les chats domestiques, certains pesticides et la chasse constitue les principales menaces pendant la migration

Dans le cadre notamment du nouveau Plan biodiversité validé en juillet 2018 un comité scientifique chargé de l’évaluation de l’état des populations de tourterelle des bois a préconisé de ne plus la chasser du tout.

Un arrêt fixe annuellement le nombre de prélèvements autorisés, le chasseur a obligation d'enregistrer la capture des oiseaux sur une application mobile

Statut

Le classement de l’ INPN (Inventaire National du Patrimoine Naturel) la considère comme une espèce menacée et vulnérable.

 

 

La tourterelle turque (streptopelia decaocto)

 

C'est un oiseau au dos beige pâle tirant vers le gris  bien reconnaissable à son demi-collier noir derrière le cou. Le dessus de la tête est généralement gris pâle

La femelle pond généralement deux œufs blancs. Les œufs de Tourterelle turque sont couvés environ 16 jours par les deux parents qui nourrissent aussi les petits par régurgitation. Les jeunes quittent le nid 19 jours après l'éclosion. La reproduction donne généralement lieu à deux ou trois pontes, parfois plus.

La Tourterelle turque est granivore : elle s'alimente de graines, de baies et de bourgeons. Dans les mangeoires en hiver, elle consomme des graines diverses concassées, des pois concassés, des flocons d'avoine.

Statut : pas de classement particulier, considéré par l’INPN comme espèce pour laquelle le risque de disparition est faible.

1 - La chasse de la tourterelle turque

Elle se chasse essentiellement au tir au vol.

 

La bécasse des bois (Scolopax rusticola)

 

 Poitrine gris-beige barrée de brun non strié. Grands yeux situés en arrière, barre jaunâtre sur la calotte brune, long bec brun-jaunâtre assez épais, courtes pattes et corps rondelet.

2 - La chasse de la bécasse des bois

Se pratique à l’aide d’un chien d’arrêt dressé pour cette chasse et est tiré à son envol.

 

On chassait ou braconnait autrefois volontiers la bécasse de nuit, quand elle quitte les fourrés pour partir à la recherche de nourriture, on appelait cette chasse la passée à la Bécasse.

La bécasse est depuis longtemps chassée. Selon les Annales forestières de 1866, « la chair de la bécasse, y compris les excréments, est une friandise pour ceux qui l'aiment, on dit qu’elle est faisandé.

La littérature cynégétique distinguait autrefois en France - au moins jusqu'au XIXe siècle - plusieurs variétés de bécasse, qui se chassaient de la même manière :

  1. la bécasse ordinaire;

  2. la « petite bécasse » ou « bécasse martinet », au bec plus long, aux pattes bleues et plumage roussâtre et qui arrivait plus tard que la bécasse des bois.

  3. la grosse bécasse, dont le plumage est plus rembruni que celui de la bécasse ordinaire, et la taille plus grande d'un tiers elle habite les bois, et se tient de préférence dans les grosses haies doubles des pays couverts : ces trois premières variétés paraissent courantes ;

  4. la bécasse blanche, dont le bec et les pieds sont jaunes ;

  5. la bécasse rousse, à plumage ondé de roux clair sur un fond roux

  6. la bécasse isabelle, à plumage d'un jaune léger;

  7. la bécasse à tête rousse, à corps blanchâtre, ailes brunes et tête roussâtre;

  8. la bécasse aux ailes blanches, en tout semblable à la commune, si ce n'est par ses ailes qui sont blanches

  9.  

3 – Comportements et légendes

La bécasse, peut-être en raison de sa discrétion, est à l'origine de nombreuses histoires et légendes.
On raconte ainsi qu'une bécasse blessée serait capable de panser sa blessure grâce à un mélange de salive, de végétaux, et de terre ; en séchant, cette mixture forme une sorte de plâtre qui arrêterait une hémorragie ou immobiliserait un os fracturé.
De même, il serait question de bécasses « chirurgiennes », capables de panser les blessures de leurs congénères par le même procédé.

Il semblerait que différentes espèces de bécasses soient capables de transporter un ou plusieurs de leurs poussins en vol. L'adulte placerait le juvénile entre ses pattes et l'y maintiendrait tout en volant afin de l'emmener en lieu sûr.

On dit aussi :

 « Année de cèpes, année de bécasses ».

Si on lève une bécasse à un endroit, la saison suivante on en lèvera une autre à la même « remise »

Les quatre semaines qui suivent la Toussaint son baptisées « lune des bécasses »

4 - État des populations et menaces

Les principales menaces pesant sur la bécasse semblent être la chasse, le saturnisme et la dégradation de certains de ses habitats ruraux (sols humiques et humides riches en vers En France cependant, afin de combattre sa régression, la bécasse fait l'objet d'un CPU (Carnet de Prélèvement Universel), qui permet de comptabiliser le nombre d'oiseaux prélevés. De plus, certains modes de chasse sont interdits (croule, etc.).

Son activité se déroule essentiellement nocturne. À proximité des zones habitées ou industrielles, ou d'axes de circulation éclairés, en tant qu'espèce au comportement nocturne, elle pourrait être sensible au phénomène dit de « pollution lumineuse ».

Elle a pu être localement victime du braconnage ; ainsi expliquaient les Annales forestières de 1866 : en Bretagne, alors qu'au coucher du soleil, les bécasses commençaient à « se répandre dans les clairières en suivant les sentiers. C’est là qu'on les prend facilement au lacet. En Bretagne, on leur fait la chasse d'une singulière façon. Deux hommes se réunissent pour s'embusquer dans les pâturages de la forêt, où, sous les bousards de vache, les bécasses trouvent une ample moisson de vers. L'un porte une lanterne et une sorte d’épinette fixée à l'extrémité d'un long manche ; l'autre une de ces sonnettes qu'on attache au cou des vaches. Les oiseaux se laissent ainsi approcher d'assez près pour les enserrer dans les mailles d'un filet.

Statut : pas de classement particulier considéré par l’INPN comme espèce pour laquelle le risque de disparition est faible.

 

Les grives et les merles noirs

1 - La chasse des grives et du merle noir

Cette chasse est essentiellement pratiquée au tir au vol dans notre région ou à l’affût.

Dans d’autres régions il existe plusieurs façons de capturer ces oiseaux.

-Le trébuchet ou assommoir

 

-Le poste vif qui consiste à capturer l’oiseau en utilisant des branchettes recouvertes de glu( on les appelle des gluaux). L’oiseau capturé vivant servira d’appelant par la suite.

Ce type de chasse était autorisé dans 5 départements : le Var, le Vaucluse, les Alpes-de-Haute-Provence, les Alpes-Maritimes, les Bouches-du-Rhône ; mais n’est censé s’appliquer qu’à la capture sélective des grives et des merles noirs. Cependant, d’autres espèces d’oiseaux se retrouvent engluées dans ces pièges.

Depuis le vendredi 6 août 2021,  plusieurs méthodes traditionnelles de chasse seront illégales. Cette décision a été adoptée par le Conseil d’Etat.  Parmi les types de chasse désormais interdits figurent « les vanneaux huppés, pluviers dorés, alouettes des champs, grives et merles noirs à l’aide de filets (pantes, tenderies) ou de cages (matoles) »

La capture de turdidés (grives et merles) selon la technique traditionnelle de la glu était autorisée à titre dérogatoire jusqu'à la saison 2019-2020 dans 5 départements du Sud-Est : Alpes-de-Haute-Provence, Alpes-Maritimes, Bouches-du-Rhône, Var et Vaucluse. Elle avait été suspendue depuis août 2020. Le Conseil d’État vient de la déclarer contraire au droit européen et d'annuler les arrêtés ministériels fixant le nombre maximal de prises de grives et de merles noirs par cette technique. De fait, la chasse à la glu devient interdite en France.

 

-La chasse au poste à feu ou poste de tir consiste à construire un abri, de déposer les cages d’appelants suspendu à 1m-1,5m du sol.

La chasse à la grive au poste à feu(ou poste à tir) consiste à faire poser les oiseaux, ici des grives, sur des branches bien déterminées, que l’on aura au préalable  bien façonnées par la taille de la végétation. Ces emplacements de poses dans l’installation pourront être à des hauteurs différentes.

Des appelants (grives en cage) seront disposés, au pied de chaque arbre de tir, afin que les grives de passage ou d’hivernage viennent se poser.

 

-La chasse au collet :

Deux façons de procéder, la baguette, au ras du sol et le collet, suspendu en hauteur à de petits arbres.

-La tenderie deux façons de la pratiquer

La tenderie à la branche et la tenderie à terre

Il s’agit d’une forme de chasse au collet, appliquée aux oiseaux. En effet, il s’agit de capturer l’oiseau au moyen de lacets, système installé au niveau d’une branche ou au sol. l’oiseau vient se percher sur la branche horizontale et, attiré par les baies disposées à son attention, passe la tête à travers le nœud coulant puis, lors de son envol, se pend.

 

-La chasse à la tendelle

la tendelle consiste à mettre en place une grosse pierre plate, maintenue soulevée grâce à des brindilles. Attiré par quelques baies, l’oiseau fait tomber les brindilles et devinez ce qui s’ensuit…

 

 

 

La grive draine ( Turtus viscivorus)

 

Grosse grive, gris-brun pâle dessus, queue brune aux coins blancs, dessous beige clair marqué de tâche brun sombre.

Elle installe son nid très haut, dans l’enfourchure d’un arbre. Il est fait de mousse, de foin, consolidé à l’aide de terre glaise humide.

Elle pond 4 à 5 œufs blanchâtres à points rougeâtres.

Statut : pas de classement particulier considéré par l’INPN comme espèce pour laquelle le risque de disparition est faible.

 

La grive musicienne –(Turdus philomelos)

 

Elle est communément appelé « tourde »

Grive plutôt petite,  brun clair dessus tirant sur le vert olive, queue brune. Dessous beige marqué de tâche brun-sombre.

Elle se nourrit de larves d’insectes et de nombreux fruits.

Elle pond généralement de 4 à 5 œufs bleu-vert et tachetés de sombre

Statut : pas de classement particulier considéré par l’INPN comme espèce pour laquelle le risque de disparition est faible.

 

La grive mauvis (Turdus iliacus)

 

La grive mauvis est aussi appelé grive commune elle est exclusivement un oiseau de passage. Elle fréquente principalement les vergers et migre en même temps que la grive draine.

Elle est  plutôt petite. Son plumage est brun-roux dessus avec des sourcils clairs très visibles. Dessous blanchâtre strié de brun-sombre avec blancs rougeâtre très visibles.

Elle se nourrit de vers, de larves d’insectes, de baies de sorbier, de genévrier et de sureau

Elle niche dans les forêts de conifères , de bouleaux. Son nid est bâti à hauteur variable contre le tronc d’un arbre ou d’une branche. Il est fait d’herbe de brindilles, de mousse  et de lichen.

Elle pond en moyenne 5 à 6 œufs et fait généralement deux pontes annuelles.

Cette espèce est abondamment chassée en Europe. En France selon l'ONCFS, on la chasse de 4 manières différentes :

  1. à la passée (du matin et du soir) à partir d'affût découvert, entre les zones de dortoirs situés en altitude, et les zones de gagnage (en plaine), c'est une pratique plus récente en France selon l'ONCFS

  2. le cul levé (chasse devant soi, pratiquée sur les zones de gagnage)

  3. à poste (dans un affût fermé situé devant un arbre ou poste aménagé pour attirer l'oiseau par des appelants,

  4. au gluau : à partir d´une installation fixe (arbres aménagés, cabane) pour notamment fournir les appelants pour la chasse de la grive au poste (ou à la cabane)

  • Commercialisation interdite en France (Arrêté ministériel du 20/12/83).

  • Capture aux gluaux réglementée par arrêté ministériel, avec obligation d'autorisation annuelle délivrée par le Préfet aux détenteurs du droit de chasse sur le territoire dans lequel ils sont installés

Statut : d’après l’INPN, espèce proche du seuil des espèces menacées ou qui pourraient être menacée si des mesures de conservations n’étaient pas prise

 

La grive  litorne (Turdus pilaris)

 

C’est une grive de grande taille et elle ressemble beaucoup par la taille et l’aspect, à la grive draine. Elle a la poitrine tachetée et le dessous des ailes blancs argentés. Le dos marron et la queue noire.

Elle se reconnait grâce à son chant « cha-cha-cha » et est appelé communément la « cha-cha »

Sa nourriture est comparable à  la grive mauvis.

Elle niche en couples ou en colonies ? Son nid est grand, érigé généralement dans un peuplier ou d’un arbre fruitier. Il est fait d’herbe te de brindilles rembourré par du duvet. Elle pond habituellement 3 œufs.

Statut : pas de classement particulier considéré par l’INPN comme espèce pour laquelle le risque de disparition est faible.

 

Le merle noir (Turdus merula)

 

Chez nous le merle noir est sédentaire on le rencontre un peu partout dans les campagnes comme dans les villes.

Son plumage est noir avec bec et cercle oculaire orangé chez le mâle.

Chez la femelle son dos est d’un brun mat, le ventre brun rougeâtre la poitrine et le gossier plus clair.

Il se nourrit de vers de baies et semences et de toutes sortes de fruit.

Il pond dans le bas des arbres ou arbustes, il est fait de mousse et de paille, de feuilles mortes de boue et de duvet végétal.

Il pond 5 œufs bleus –vert avec des tâches plus ou moins rouge.

Dans le sud de la France, le merle paie aussi son tribut à la chasse à la grive, car de manière officielle, aucune distinction n'est faite entre merles et grives. De 1998 à 1999, les décès par la chasse ont été estimés à 985 000 Merles noirs par l’ONCF ; les principales zones de chasse étaient alors La Gironde et d’autres départements du Sud de la France.

Comme de nombreux autres oiseaux, il a été dans le passé chassé dans les zones rurales, en général trappé sur ses perchoirs nocturnes, afin d'améliorer le quotidien. En Corse, il entre toujours actuellement dans la composition du pâté de merle.

Le Merle noir se chasse à tir, devant soi sur les zones d'alimentation ou au poste fixe. Il peut être également capturé vivant avec des gluaux pour servir d'appelant à la chasse au poste. Cette capture d'oiseaux aux gluaux, utilisée dans les départements du Sud de la France et est réglementée par arrêté ministériel et soumise à autorisation préfectorale

 

Statut : pas de classement particulier considéré par l’INPN comme espèce pour laquelle le risque de disparition est faible.

 

La caille des blés (Coturnix coturnix)

 

Son plumage est  brun-jaunâtre. Son dos est parcouru par une multitude de claires et foncées longitudinales. Sa tête porte aussi des rayures. Il est très difficile de reconnaître le mâle de la femelle. Il est rare de l’apercevoir car elle se manifeste le plus souvent la nuit.

Elle recherche les champs de blé, de luzerne et la couverture herbeuse où elle se nourrit de graines, de bourgeons puis l’été d’insectes et d’autres invertébrés.

Elle migre chez nous vers les premiers jours du mois de Mai et repart vers l’Afrique ou l’Egypte vers la fin du  mois septembre. Elle fait deux pontes par an dont une en France.

Elle migre chez nous vers le mois d’avril mai et repart au mois d’octobre.

Un adage dit que par temps brumeux il n’y a pas de migration de cailles :

« Jours de brumes,

Point de plume »

2 - La chasse de la caille

Se pratique avec un chien d’arrêt et est tiré à son envol, autrefois cette chasse se pratiqué à l’aide d’appelants ou des filets.

Statut : pas de classement particulier considéré par l’INPN comme espèce pour laquelle le risque de disparition est faible.

 

 

L’alouette des champs (Alaud arvenis L.)

 

Son dos est brun à rayures, ventre pâle strié de sombre à la poitrine et sur le coup.

Son alimentation se compose de larves, vers de terre, grains de céréales et graines d’herbes.

Elle pond environ 4 à 5 œufs d’un blanc sale ou gris et  fortement et régulièrement tachetés de sombre

Son nid est posé dans une cavité du sol et est tapissé de brins d’herbes.

L’alouette devient plus rare dans nos régions pour partie dû aux changements de mode de culture des champs et à l’emploi de pesticide à outrance.

1 - Menaces et protection

La couvée de l’alouette des champs est la proie de divers prédateurs (ex : petits rapaces, renards, félins, chiens, serpents).

Le plus grand danger pour cette espèce étant l'agriculture moderne et l'emploi intensif de pesticides, qui mettent cet oiseau en voie de disparition.

Statut : pas de classement particulier considéré par l’INPN comme espèce pour laquelle le risque de disparition est faible en Europe et dans le sud de la France et comme vulnérable dans d’autres régions

2 - La chasse de l’alouette des champs

Différents modes de chasse :

-La chasse au cul levé (Chasse qui consiste à débusquer des oiseaux, à les mettre sur l'aile et à les tirer pendant qu'ils sont à portée) 

- au miroir, ce mode de chasse a pratiquement disparu ou a été interdit.

Dans le sud-ouest elles sont aussi capturées à l’aide de pantes ou filet et à la matole

Bien que chassable en France (gibier relevant de la catégorie « oiseaux de passage »), l'alouette des champs n'est pratiquement plus chassée, si ce n'est à l'aide de pantes ou au miroir (modes de chasse traditionnel et localisés à quelques départements)

 

Le « miroir aux alouettes »

 

 

Miroir utilisé pour chasser les alouettes des champs en France. L'appareil se retourne et réfléchit la lumière du Soleil, attirant ainsi les alouettes.

Pour des raisons mal comprises, les alouettes sont en effet attirées et fascinées par un miroir tournant à mouvement rotatoire et alternatif. Cette chasse au miroir, répandue au XIXe siècle en France et exportée en Algérie, remonte au moins au début des années 1770.

Des miroirs tournants ont été utilisés pour attirer les alouettes dans un filet, ou pour les tirer au fusil. Dans le premier cas, le braconnage ou la surexploitation étaient faciles (la chasse au filet a d'ailleurs été interdite)

Les populations d’alouettes des champs sont menacées par la perte de leur habitat liée aux changements des pratiques agricoles et probablement par des difficultés à trouver leur nourriture là où les insecticides, désherbants et fongicides sont massivement utilisés

Ne dit-on pas de quelque chose qui nous semblent être bizarre, louche ou trop alléchante «  c’est un miroir au alouettes »

 

Le bruant ortolant (Emberiza hortulana)

Il revient sur son lieu de nidification ver les  mois d’avril et mai. La femelle choisit l’emplacement du nid qu’elle construit seule, il ne fait que l’accompagner. Par contre il participe activement à la nourrir les petits.

Le bruand ortolan est grand comme un moineau. C’est un oiseau plutôt discret.

Le mâle, a la tête, le cou et la poitrine gris. Le menton jaunâtre est rehaussé par des moustaches grises. Son ventre est brun-rouge clair. Son dos a des tons marron prédominant avec des tâches foncées. Sa queue est foncée.

La tête de la femelle est plus brune et la tâche du menton est moins nette.

Leur régime alimentaire est aussi bien animal que végétal surtout des graines végétales.

1 - Menaces et protection

L’espèce a disparu de nombreuses régions où elle était autrefois présente.

Cette forte régression a deux grandes causes :

  1. la dégradation, banalisation et l'homogénéisation de son habitat naturel

    1. -la chasse braconnage depuis que l'espèce est protégée) principalement pratiqué notamment dans les Landes, en Dordogne, Lot et Garonne et Pyrénées atlantiques, joue bien un rôle considérable.

Il est protégé depuis 1999, après quelques décennies de statut juridiquement flou: l’article L411-1 du code l’Environnement et l’arrêté du 29 octobre 2009 établissent qu'à ce titre sont interdits, sur tout le territoire national et en tout temps, la destruction d’individus ainsi que, qu’ils soient vivants ou morts, leur transport, leur utilisation, leur détention, leur mise en vente, leur vente ou leur achat. L'article L415-3 précise que les infractions à ces dispositions sont passibles de deux ans d’emprisonnement et de 150 000 € d’amende

Statut : espèce menacé et en danger d’après l’INPN et disparu dans certaines régions.

2 - La chasse du Bruant ortolan

Cet oiseau se chasse essentiellement à l’aide de matole (trappe ou trapiotte), elle est encore tolérée dans le département des Landes malgré une protection de cet espèce. Des appelants sont placés à 1,50m- 2m du sol de façon à ce que les oiseaux migrateur se pose dessous les cages pour manger les grains disposé dans la matole.

En Aquitaine et notamment dans le département des Landes, l'espèce reste abondamment capturée à la fin de l'été à l'aide de matoles et d'individus captifs, dits «appelants», dont la voix sert d'attractif. Une fois ainsi capturés vivants, les ortolans sont engraissés plusieurs semaines en captivité, puis tués (par noyade dans l'armagnac selon la tradition), puis vendus, et consommés.

 

Le vanneau huppé (Vanellus vanellus)

IL fait partie des échassiers, les plumes de la tête et son plumage noir et blanc sont caractéristiques de cet oiseau.

Son alimentation se compose de nourriture animale, insectes, vers etc.

Il pond généralement dans une cavité du sol recouvert de foin et de brindilles. Dans les milieux humides le nid est surélevé et plus robuste pour éviter qu’il soit emporté par les eaux.

Il pond 4 œufs piriformes, la couleur peut varier du gris-pierre au brun-vert.

Il est peu présent dans notre région. Autrefois les œufs étaient très appréciés pour l’alimentation humaine. Dans les zones marécageuses certains prétendent avoir vu entendu des revenants leur crier dessus mais il n’en est rien seulement le cri du vanneau huppé qi fait la cour à sa désignée.

Statut : il est considéré comme espèce vulnérable en Europe

Dans nos régions à part le Nord-Pas de calais ou il est  considéré par l’INPN comme espèce pour laquelle le risque de disparition est faible, il est considéré comme vulnérable et en danger dans le sud de la France

 

La chasse du vanneau Huppé

Cette chasse est pratiquée essentiellement au tir dans notre région.

Dans certains départements elle se pratique au moyen de filets (ou tenderie)

 

 

Autres Oiseaux migrateurs

Le martinet noir (Apus a apus)

 

On reconnait aisément le Martinet de l’hirondelle  de par sa couleur totalement noir avec une pointe de blanc sous la gorge contrairement à l’hirondelle qui a un ventre blanc.

Il se nourrit essentiellement d’insectes pris en vol.

Il niche dans les lézardes et les fissures des toits ou les cavités naturelles. Le nid est fait de plumes, de paille, de feuilles mortes dont la cohésion est faite par la salive collante.

 

Quelques passereaux de notre région

Le coucou gris (Cuculus canorus L.)

 

La femelle dépose son œuf ans le nid d’un autre notamment celui du rouge gorge ou de la Rousserolle turdoïde (Acrocephalus arundinaceus). Cette dernière se fait de plus en plus rare dans notre département où l’on rencontre plus aisément la Rousserolle effarvatte (Acrocephalus scirpaceus)

Il arrive dans notre région au cours de Mars-Avril pour le quitter en Août.

Tout le monde reconnait son chant agréable à entendre  qui annonce l’arrivée de beaux jours.

Certaines rumeurs campagnardes préntendent que lorsque l’on entend le coucou pour la première fois de l’année il faut avoir de l’argent dans la poche pour en avoir toute l’année.

 

L’Alouette lulu (Lullala arborea L.)

 

Plus petite que l’alouette des champs elle se reconnait à ses sourcils presque blancs et très visibles, délimitant une calotte sombre ornée d’une petite huppe.

1 - Protection

L'alouette lulu bénéficie d'une protection totale sur le territoire français depuis l'arrêté ministériel du 17 avril 1981 relatif aux oiseaux protégés sur l'ensemble du territoire3. Il est donc interdit de la détruire, la mutiler, la capturer ou l'enlever, de la perturber intentionnellement ou de la naturaliser, ainsi que de détruire ou enlever les œufs et les nids, et de détruire, altérer ou dégrader son milieu. Qu'elle soit vivante ou morte, il est aussi interdit de la transporter, colporter, de l'utiliser, de la détenir, de la vendre ou de l'acheter.

L’hirondelle de cheminée (Hirondo rustica L.)

 

Son plumage est bleu noir sur le dos, poitrine brun roux.

Son alimentation est essentiellement composée d’insectes attrapés en vol.

Elle niche en général à l’intérieur des bâtiments et fréquemment dans les charpentes ? Son nid est fait de boue mélangée de foin ou de paille et capitonné de plumes.

Elle pond environ 4 à 6 œuf et niche deux fois par an en utilisant le même nid.

 

L’hirondelle de rivage (Riparia riparia L.)

 

On la rencontre dans les éboulements de terrain, des sablières, gravière sou berges des fleuves. Elles se rassemblent en vastes troupes.

On  rencontre quelques colonies sur les berges du fleuves Garonne,  notamment sur le Marmandais.

Son dos est mat et terreux, son ventre est blanc barré d’une large bande pectorale brunâtre, sa queue légèrement fourchue.

Elle consomme des insectes pris en vol.

Elle creuse de ses pattes une galerie dans le sable solidifié qui peut mesurée jusquà un mlètre de long pour finir en cuvette garnie de paille et de plumes.

Elle pond 4 à 5 œufs d’un blanc presque translucide.

L’Hirondelle de fenêtre (Delichon urbica L.

 

Son plumage est noir et blanc son habitat est dans les bâtiments de ferme, dans de vieux édifices même en plein centre-ville.

Elle se nourrit d’insectes qu’elle peut aller chercher très haut dans le ciel.

Son nid est construit à partir de boulette d’argile et sa construction se fait partie par partie. Il a la forme d’une coupe fermée avec une petite ouverture sur le haut et est accroché sous une poutre.

L’intérieur est tapissé de plume et elle pond environ 5 œufs d’un blanc brillant. Parfois ces œufs dont parasités par des insectes et prennent des tâches noires.

 

Le Loriot d’Europe (Oriolus o.oriolusL.)

 

Le mâle à un plumage jaune or éclatant, avec des ailes et une queue noire,

La femelle apparaît plus sobre : dos vert-olive et jaunâtre et ventre clair légèrement tacheté.

Son alimentation se constitue principalement de gros insectes et papillons, guêpes, bourdons, ,hyménoptères  sauterelles. Il se délecte de cerise ainsi que d’autres fruits tels que mûres, framboises, figues

Le retour vers les zones d'hivernage se fait pour la plupart des individus au début du mois d’août, mais certains s’attardent plus longtemps.

Le Loriot d'Europe est un migrateur. Il arrive chez nous entre la mi-avril et la fin du mois de mai.

La femelle construit seule, en moins d’une semaine, un nid assez élaboré et profond, en forme de berceau, dont les bords sont solidement fixés aux rameaux. Cet ouvrage, fait d’herbes longues, de tiges souples, est suspendu à une hauteur de 5 à 10 mètres ou plus au-dessus du sol, dans la fourche d’une branche terminale.

Pendant la construction, le mâle suit sa compagne en chantant lors de ses allées et venues.

La femelle couve seule 3 à 4 œufs pendant 14 ou 15 jours, relayée très occasionnellement par le mâle, dont le travail consiste principalement à surveiller avec vigilance le territoire.

Les petits quittent leur berceau après deux semaines et demeurent encore une quinzaine de jours avec leurs parents, avant la migration.

Le Loriot d'Europe bénéficie d'une protection totale sur le territoire français depuis l'arrêté ministériel du 17 avril 1981 relatif aux oiseaux protégés sur l'ensemble du territoire

 Il est donc interdit de le détruire, le mutiler, le capturer ou l'enlever, de le perturber intentionnellement ou de le naturaliser, ainsi que de détruire ou enlever les œufs et les nids, et de détruire, altérer ou dégrader son milieu. Qu'il soit vivant ou mort, il est aussi interdit de le transporter, colporter, de l'utiliser, de le détenir, de le vendre ou de l'acheter.

 

Le Corbeau freux (Corvus frugilegus L.)

 

Il est omnivore, son plumage est noir mais avec la base du bec et le cou dénudé et blanc.

Il niche dans les plus hautes branches des arbres et pond de 4 à 6 œufs en général verdâtre et tachetés de brun.

Le corbeau est souvent apparenté à de mauvaises intentions a des signes de mauvaises augures mais à tort.

 

La Corneille noire (Corvus corone L.)

 

Elle est omnivore, son plumage est entièrement noir.

Elle construit son nid dans les enforcures des arbres plutôt que sur le ramage et pond environ 5 œufs presque semblables à ceux du corbeau freux

Le geai des chênes (Garrulus glandarius L.)

 

On remarquera tout d’abord sa queue noire, son ventre blanc et le beige de son dos. Ses ailes sont striées de bleu.

Il se nourrit de toutes sortes de fruits, légumes, pois, haricots, de glands, noix etc.

Son nid est placé généralement sur des branches basses dans les sous-bois, il pond environ5 oun6 œufs verdâtre finement mouchetés de brun marqués d’une ligne noire au bout arrondie

La pie bavarde (Pica pica L)

 

Son plumage est noir et blanc et une longue queue.

Elle se nourrit essentiellement de vers, d’insectes et de larves. La pie ne se prive pas de croquer œufs et jeunes oiseaux mais également, fruits et glands.

Son emplacement de nidification est très variable, elle peut construire un nid dans une haie épineuse comme sur la cime d’un arbre. Le nid est complexe, son ouverture est latérale, le toit est fait de branche souvent épineuse et l’intérieur est matelassé avec des brins d’herbes.

Elle pond de 5 à 6 œufs, bleu verdâtre ou tachetés de brun ou de gris.

 

 

                   

La protection des oiseaux et de leur milieux et le cadre International et Européen.

 

La convention de Paris de 1902

La convention de Ramsar de 1971

La convention de Washington (CITES) de 1973

La convention de Bonn de 1979

L’accord sur la conservation des oiseaux d’eau migrateurs d’Afrique-Eurasie de 1995 (AEWA)

La conservation des oiseaux d’eau migrateurs du Paléartique occidental, adopté à la Haye le 16 juin 1995

La convention de Berne de 1972

La directive « oiseaux » de 1979

La directive « habitats » de 1992

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